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feuille

exemple de feuille gravée et encrée à l'ancienne mode
provenant du monastère Aluvihare (Sri Lanka)
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PAPAÑCASÛDANÎ


    Le Papañcasûdanî, commentaire du Majjhima Nikâya, a été, sous sa forme actuelle, écrit par Buddhaghosa au Sri Lanka dans les années 430 de notre ère. Il reprend un plus ancien commentaire rédigé en cinghalais. A vrai dire, Buddhaghosa n'a fait que traduire du cinghalais en magadhien ce qu'il a trouvé tout prêt. Le commentaire en cinghalais avait été mis par écrit au troisième siècle avant notre ère, bien avant que les textes canoniques ne le fussent.
    La Pali Text Society en a publié une édition critique, c'est-à-dire à partir de plusieurs manuscrits, dès 1922.

    Que trouve-t-on dans ce commentaire ?
    Le Papañcasûdanî suit le texte du Majjhima Nikâya en l'expliquant mot à mot, ne négligeant rien, même pas les particules les plus insignifiantes.
    Il explique dans quelles circonstances s'est produite telle ou telle scène et pourquoi telle ou telle chose fut dite.
    Il donne des explications grammaticales.
    Il définit les différents sens possibles de chaque mot et précise quel sens retenir dans chaque contexte.
    Il ajoute des commentaires doctrinaux indispensables à la compréhension du texte.
    Il les illustre au moyen d'anecdotes ou de petites fables.
    Le commentaire se révèle ainsi une mine d'informations, souvent fort austères, parfois amusantes.


    On comprend quel outil précieux le commentaire constitue pour la juste compréhension des textes.

    Mais : le Papañcasûdanî ne répète pas une explication déjà donnée. Ainsi le commentaire du ènième sutta suppose connues les explications fournies dans tous les suttas précédents. Le lecteur qui étudierait ce ènième sans avoir lu tout ce qui précède se retrouverait fort démuni !
    Mais : les explications sont très détaillées au début, certes, mais de moins en moins abondantes au fur et à mesure qu'on avance dans les récits.
    Mais : le commentaire renvoie souvent au
Visuddhimagga pour ne pas avoir à répéter ce qui y est déjà dit. Visuddhimagga et commentaires forment un tout cohérent, indissociable des textes canoniques eux-mêmes et nécessaire à leur compréhension. On ne peut donc pas se passer d'une bonne connaissance du Visuddhimagga.

    Au final, le Papañcasûdanî représente un nombre de pages à peu près égal à celui du Majjhima Nikâya lui-même.