Les habitants de Sâlâ viennent demander au Seigneur pourquoi certains êtres vont en enfer après leur mort, et d'autres au ciel. Le Seigneur leur répond en énumérant les 3 mauvaises actions physiques – meurtre, vol et relations sexuelles punissables –, les 4 mauvaises actions verbales – mensonges, propos pour semer la zizanie, insultes, bavardages ineptes – et les 3 mauvaises actions mentales – convoitise, souhaits malveillants et croyances erronées. Tout cela mène à l'enfer. Rejeter tout cela mène au ciel. Ceux qui se conduisent bien ont une bonne renaissance et/ou peuvent éliminer les contaminations (âsâva).
42. Le récit de Vérañjâ (Verañjakasutta°)Même enseignement aux habitants de Vérañjâ.
43. Le grand récit du gai savoir (Mahâvedallasutta°)Le vénérable Kotthita le Grand vient demander au vénérable Sâriputta l'explication de certains mots : duppañño (peu sagace), paññavâ (sagace), viññâna (état de conscience), vedanâ (type de ressenti), saññâ (perception), etc. Les 3 sortes d'existence, le premier jhâna (niveau d'absorption), les 5 facultés sensorielles, la vie et la chaleur, différence entre le mort et l'Accompli, différentes formes de Liberté.
44. Le petit récit du gai savoir (Cûlavedallasutta°)Le laïc Visâkha vient demander à la nonne Dhammadinnâ l'explication de certains mots : sakkâya (= les 5 upâdânakkhandha, ensembles-saisis), les 5 fois 4 aspects de sakkâya, l'octuple chemin, samâdhi (concentration intense), sankhârâ (activités) : l'inspir-expir est l'activité physique, prise-ferme et application-soutenue sont (en la précédant) l'activité verbale, perception et ressenti sont l'activité mentale. Les 3 vedanâ (types de ressenti), les 1er et 4è jhânas, les contreparties des ressentis.
45. Le petit récit de la voie à suivre (Cûladhammasamâdânasutta°)4 voies suivies par les ascètes : ceux qui ne voient pas d'inconvénients dans les plaisirs sensoriels, avec illustration par l'histoire de la divinité arboricole et de la graine de lierre, ceux qui suivent des règles étranges, ceux qui sont naturellement pleins d'attachements, d'aversions, de confusions, mais qui mènent une vie pure, et ceux qui sont naturellement détachés, amicaux, lucides, et qui atteignent les 4 jhânas.
46. Le grand récit de la voie à suivre (Mahâdhammasamâdânasutta°)
Le disciple ignorant ne fait pas ce qu'il faut et fait ce qu'il ne faut
pas, contrairement au disciple instruit, et rencontre de plus en plus
de désagréments.
Les 4 voies : commettre dans la
douleur les mauvaises actions qui mènent à la douleur, commettre avec
plaisir les mauvaises actions qui mènent à la douleur, pratiquer dans
la douleur les bonnes actions qui mènent au bonheur, pratiquer avec
plaisir les bonnes actions qui mènent au bonheur. 4 comparaisons pour
illustrer ces 4 voies.
Un moine qui lit dans l'esprit d'autrui doit aussi examiner la conduite et les paroles du Tathâgata pour voir si celui-ci est un parfait Bouddha. Trouve-t-on chez le Tathâgata des attributs corrompus ? Des attributs mixtes (bons et mauvais) ? Ou seulement des attributs purs ? Ces derniers existent-ils depuis longtemps ? Le vénérable a-t-il une conduite risquée ? Se contrôle-t-il par crainte (du regard d'autrui) ou par absence d'attachement ? Il faut de plus interroger le Tathâgata sur ces points, puis apprendre de lui l'enseignement, le pratiquer jusqu'au bout, voir ainsi les qualités du Tathâgata et avoir donc confiance en lui. Cette confiance est alors indestructible.
48. Le récit de Kosambî (Kosambiyasutta°)Les moines de Kosambî se querellent comme dans le récit n° 128. Ils n'agissent, ne parlent ni ne pensent amicalement les uns envers les autres. Ils s'entêtent dans le conflit. Le Seigneur leur indique 6 facteurs pour mettre fin au conflit : agir, parler et penser amicalement, partager les aumônes, respecter les règles de discipline et garder la vision pure. Cette dernière apporte 7 connaissances pures. 1 : quand il sait avoir surmonté les 5 obstacles, les pensées de ce monde et de l'autre, toutes les querelles, et se diriger vers la compréhension des vérités. 2 : en développant cette vision, il acquiert la paix. 3: il ne trouve pas cette vision ailleurs. 4 : il s'écarte immédiatement de toute transgression. 5 : il prend soin de ses compagnons tout en s'exerçant aux qualités supérieures. 6 : il écoute l'enseignement avec une attention parfaite. 7 : en écoutant ainsi l'enseignement, il le comprend dans tous ses aspects.
49. Le récit de l'invitation de brahma (Brahmanimantanikasutta°)Le Seigneur raconte comment il a vu que Baka le Brahmâ croyait à tort que son état de Brahmâ était éternel, comment il est allé le trouver malgré les arguments dissuasifs de Mâra. Baka ne réussit pas à échapper au regard du Seigneur, mais celui-ci échappa aux yeux de Baka. Mâra incite le Seigneur à ne pas enseigner.
50. Le récit de Mâra montré du doigt (Mâratajjaniyasutta°)
Mâra entre dans l'estomac de Moggallâna qui l'y voit, il en sort et
Moggallâna lui raconte l'histoire mythologique du Mâra Dûsin et du
vénérable Sañjîva du temps du Bouddha Kakusandha.