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 DIXIEME DIZAINE
dite section des brahmanes

91. Le récit de Brahmâyou   (Brahmâyusutta°)

    Le respecté brahmane Brahmâyou a 120 ans. Il envoie son disciple Outtara voir si le Seigneur a les 32 marques des grands hommes. Un grand homme de type laïque devient un empereur possédant les 7 trésors, mais un grand homme renonçant devient Bouddha.
    Outtara voyage, trouve le Seigneur et voit 30 des 32 marques. Le Seigneur montre alors sa langue et permet par magie à Outtara de voir la partie cachée dans un étui. Il a donc les 32 marques au complet. Outtara suit le Seigneur pendant 7 mois pour observer comment il se conduit, puis revient rendre compte à Brahmâyou.
    Description des 32 marques, ainsi que de la façon de marcher, de regarder, d'entrer dans une maison, de s'asseoir, de laver le bol, de manger, de laver le bol à nouveau, de s'habiller, de s'asseoir pour enseigner, de parler.
    Plus tard Brahmâyou peut rencontrer le Seigneur, voit les 32 marques sauf 2, puis toutes les 32, pose une série de questions et rend de grands honneurs au Seigneur. Celui-ci explique le don, la discipline, le ciel puis, quand l'esprit du brahmane est prêt, le malheur et la fin du malheur. Brahmâyou nourrit le Seigneur et les moines pendant 7 jours. Puis il meurt en ayant atteint l'état de Sans-retour.

92. Le récit de Séla   (Selasutta°)

    L'ascète Kéniya écoute un enseignement du Seigneur, qu'il invite à déjeuner avec une grande troupe de moines. L'érudit brahmane Séla apprend de Kéniya la présence d'un Bouddha, qu'il va trouver, accompagné de ses 300 élèves. Il voit 30, puis les 32 marques d'un grand homme et fait en vers l'éloge du Seigneur, lequel proclame en vers être Bouddha. Séla et ses élèves deviennent moines et atteignent l'Accomplissement.

93. Le récit d'Assalâyana   (Assalâyanasutta°)

    Une grande troupe de brahmanes convainquent le jeune érudit Assalâyana d'aller demander au Seigneur ce qu'il pense du propos : "Les brahmanes forment la caste la meilleure, les autres castes sont inférieures, seule la caste brahmane est claire, les autres sont sombres, les brahmanes sont purs mais pas les autres, les brahmanes sont fils de Brahma, ils sont sa poitrine, issus de sa bouche, nés de Brahma, créés par Brahma, héritiers de Brahma".
    Le Seigneur répond que les brahmanes naissent de femmes, que dans certaines régions on ne connaît que des maîtres et des esclaves (pas de castes), que les brahmanes vont en enfer s'ils se conduisent mal, au ciel s'ils agissent bien. Les membres de toutes les castes peuvent être amicaux, peuvent se nettoyer avec de la poudre de bain, peuvent allumer du feu avec du bois noble ou vil. Les fils naissant d'un noble et d'une brahmane, ou l'inverse, sont à la fois nobles et brahmanes. Histoire des 7 rishis brahmanes et d'Asita Dévala. Les brahmanes ne sont jamais sûrs d'avoir seulement des ancêtres brahmanes. Assalâyana devient un fidèle du Seigneur.

94. Le récit de Ghotamukha   (Ghotamukhasutta°)

    Le brahmane Ghotamukha rencontre le vénérable Oudena. Celui-ci décrit les 4 sortes d'humains (comme dans le n° 51), le groupe des passionnés et celui des renonçants. Ghotamukha demande le refuge – le Seigneur est décédé – et il fait construire à Pâtalipoutta un bâtiment pour le sangha.

95. Le récit de Cankî   (Cankîsutta°)

    Le vénéré brahmane Cankî est le maître du village Opasâda qui lui a été donné par le roi Pasénadi. Il est sur le point d'aller voir le Seigneur quand des brahmanes lui affirment que c'est au Seigneur de se déplacer, mais Cankî argumente dans le sens contraire et se rend auprès du Seigneur.
    Le jeune brahmane Kâpathika demande ce que le Seigneur pense de la conclusion "ceci seul est vrai, le reste est inepte" à laquelle des brahmanes arrivent à la fin des mantras. Le Seigneur met en évidence que personne, même parmi les auteurs de ces mantras, n'a dit : “Je le sais, je le vois : ceci seul est vrai, le reste est inepte”. La transmission est comme une file d'aveugles qui se tiennent l'un à l'autre.
    Ce dont on est convaincu, ce que l'on préfère, ce que dit la tradition, ce à quoi l'on a bien réfléchi et ce que l'on croit, tout cela peut être faux. Et ce dont on n'est pas convaincu, etc. peut être vrai. Pour savoir ce qui est vrai, il faut observer l'enseignant et, s'il paraît respectable, écouter et mettre à l'épreuve son enseignement, faire ensuite des efforts et voir par soi-même la réalité ultime. Kâpathika devient disciple du Seigneur.

96. Le récit d'Esoukârî   (Esukârisutta°)

    Le brahmane Esoukârî pose une question sur le respect que les castes se doivent. Le Seigneur répond qu'on n'est pas meilleur ou pire par la naissance, la beauté ou la richesse mais par la bonne ou la mauvaise conduite.
    Le brahmane cite les tâches revenant à chacune des 4 castes. Le Seigneur, en réponse, pointe le Dhamma supramondain pour tous les hommes. D'autres exemples où les membres de toutes les castes se valent.

97. Le récit de Dhânañjâni   (Dhânañjânisutta°)

    L'histoire d'un grand brahmane indélicat.
    Les épisodes : le vénérable Sâripoutta apprend que le brahmane Dhânañjâni est peu scrupuleux. Il va le trouver et lui montre les conséquences de ses mauvaises actions. Le brahmane tombe malade. Sâripoutta lui montre le chemin vers le monde de Brahma.

98. Le récit de Vâsettha   (Vâsetthasutta°)

    Le jeune brahmane Bhâradvâja affirme que l'on est brahmane par la naissance, mais le jeune brahmane Vâsettha soutient qu'on l'est par les actes. Ils vont soumettre leur différend au Seigneur. Tout le dialogue est versifié et se trouve aussi dans le Sutta Nipâta. Le Seigneur décrit les qualités d'un vrai brahmane. Les 2 jeunes deviennent des fidèles du Seigneur.

99. Le récit de Soubha   (Subhasutta°)

   Le jeune brahmane Soubha rapporte au Seigneur un propos brahmanique qui fait l'éloge de la vie au foyer et dénigre la condition de renonçant. Le Seigneur, lui, fait une autre distinction, entre ceux qui se conduisent bien et ceux qui agissent mal.
    5 conduites apportent le succès selon les brahmanes : dire la vérité, pratiquer l'ascétisme, être chaste, savoir les mantras, être détaché. Mais aucun brahmane n'en voit par lui-même l'efficacité.
    Soubha se met en colère et rapporte les paroles d'un brahmane qui conteste les qualités du Seigneur, mais ce brahmane ne connaît pas ce dont il parle, il est encore prisonnier des 5 obstacles et des plaisirs des sens. Les brahmanes observent une 6è conduite, la compassion. Le Seigneur enseigne alors l'amitié, la pitié, la joie et le regard neutre.
    Soubha devient un fidèle du Seigneur. Quand il repart il croise le brahmane Jânussoni, et le récit de leur rencontre suit mot à mot le début du n° 27 avec Soubha au lieu de Pilotika.

100. Le récit de Sangârava   (Sangâravasutta°)

    Le jeune brahmane Sangârava demande au Seigneur ce qu'il est vraiment, car il y a des brahmanes qui se reconnaissent accomplis selon la tradition, d'autres par simple conviction et d'autres par expérience directe. Le Seigneur dit qu'il fait partie de ces derniers et il raconte sa biographie comme dans le n° 85. Sangârava devient un fidèle du Seigneur.

onzième dizaine >