accueil


Onzième dizaine

dite section de Dévadaha


101. Le récit de Dévadaha   (Devadahasutta°)

    Certains croient que tout ce que l'on ressent est causé par des actions antérieures, qu'en épuisant l'effet de ces actions sans en commettre de nouvelles, on anéantit les actions, les douleurs, les ressentis et toute forme de malheur. Mais ils parlent sans savoir. Ils ne savent pas comment éliminer le pernicieux et accroître le bénéfique pour arriver à la "guérison" au-delà des étapes douloureuses, mais ils font confiance à leur maître, Nâtaputta. Le Seigneur montre la fausseté des croyances selon lesquelles les ressentis agréables et désagréables résulteraient d'actions antérieures (kamma), seraient créés par un dieu suprême, dûs au destin, liés à l'ethnie ou à l'attitude présente.
    Quelle est l'attitude fructueuse ? Ne pas se laisser entamer par la douleur, ne pas rejeter les agréments licites mais ne pas s'y attacher, garder un regard neutre. Image de l'amoureux qui souffre quand il voit l'aimée devenir infidèle mais qui ne se soucie plus de cette infidélité quand il s'est détaché.
    Les 4 jhânas, le souvenir des vies antérieures, la connaissance de la mort et de la renaissance, la destruction des contaminations.

102. Le récit des cinq et trois   (Pañcattayasutta°)

    5 opinions : après la mort il y a un moi permanent qui perçoit quelque chose, ou qui ne perçoit rien, ou qui ni ne perçoit ni ne perçoit pas, ou bien l'être est détruit, ou bien toute forme de malheur disparaît. 3 opinions : après la mort le moi est permanent, ou il est détruit, ou toute forme de malheur disparaît. Les 5 et 3 opinions sont interchangeables.
    Ou encore, certains pensent qu'après la mort le moi permanent a une apparence, ou n'en a pas, ou un peu des deux, ou aucun des deux, qu'il perçoit l'unité, ou la diversité, ou le restreint, ou l'incommensurable, ou d'autres choses encore, mais le Tathâgata voit que tout cela est composé (sankhata°) et s'en échappe.
    Autres opinions sur le passé, le monde et le moi, mais le Tathâgata... s'en échappe.
    Ceux qui atteignent une absorption contemplative y voient une excellence et s'y attachent, mais le Tathâgata voit que tout cela est composé et s'en échappe.

103. Le récit du pourquoi   (Kintisutta°)

    Le Seigneur est compatissant, il enseigne par compassion comment atteindre l'Ultime, les moines doivent s'exercer dans une bonne entente commune. Si des moines s'expriment différemment sur des dhammas, ils ne doivent pas en arriver aux querelles mais considérer le sens et l'expression du Dhamma et du Vinaya.

104. Le récit de Sâmagâma   (Sâmagâmasutta°)

    Alors que leur maître venait de mourir à Pâvâ, les sans-lien se querellaient violemment. La chose fut racontée au Seigneur. Après sa propre mort, des moines ne pourraient-ils pas se disputer au sujet des règles monastiques ? Le Seigneur répond que ce sujet est peu important, mais des querelles relatives à la voie à suivre seraient, elles, catastrophiques, et elles peuvent résulter de colères ou de rancœurs, d'ingratitudes ou de rivalités, de jalousies ou de refus de partager, de dissimulations ou d'hypocrisies, de mauvais désirs ou de croyances erronées, d'obstinations ou d'entêtements. Le Seigneur donne 7 méthodes pour traiter et apaiser ces conflits, et 6 manières d'amener la concorde.

105. Le récit de Sunakkhatta   (Sunakkhattasutta°)

    Peut-on croire quelqu'un qui affirme avoir atteint l'accomplissement ultime ?
    Les épisodes : des moines ont déclaré leur accomplissement. Sunakkhatta vient demander s'il faut les croire. Réponse : pour certains oui, mais d'autres se surestiment. Comment peut-on se tromper ainsi ?

106. Le récit de ce qui est bon pour l'immuable   (Ânañjasappâyasutta°)

    Les plaisirs sensoriels sont trompeurs et constituent un obstacle dans la pratique, mais le jhâna est un bon chemin de l'immuable et de la sagacité, de même l'espace infini, le néant et le domaine sans perception ni non-perception. Mais tout cela n'est ni permanent, ni moi ni mien. Et si on s'attache ensuite au regard neutre, on n'atteint pas le Dénouement.

107. Le récit de Ganakamoggallâna   (Ganakamoggallânasutta°)

    Le brahmane Ganakamoggallâna vient demander si l'enseignement est graduel. Le Seigneur énumère les étapes : discipline, garder les portes des 6 sens, manger la juste quantité, nettoyer l'esprit de ses obstacles jour et nuit, être vigilant et pleinement conscient, aller dans un lieu adéquat pour y prendre la posture, éliminer les 5 obstacles mentaux et atteindre les 4 jhânas. Ensuite, certains moines atteignent le Dénouement, et d'autres non car ils s'égarent malgré la clarté des instructions.

108. Le récit de Gopakamoggallâna   (Gopakamoggallânasutta°)

    Quel refuge prendre après la mort de maître Gotama ?
    Les épisodes : dialogue d'Ânanda avec un brahmane à propos de la succession de maître Gotama, arrivée d'un autre brahmane et suite de la discussion, les bonnes et les mauvaises absorptions.

109. Le grand récit de la pleine lune   (Mahâpunnamasutta°)

    Les 5 ensembles (khandha), les 5 ensembles saisis (upâdânakkhandha), leurs origines, la croyance à sa propre personne (sakkâyaditthi) : l'apparence physique étant soi, soi ayant une apparence physique, l'apparence physique faisant partie de soi, soi étant dans l'apparence physique, et les 4 mêmes perceptions pour chacun des 4 autres ensembles. Avantages et inconvénients de chaque ensemble, comment leur échapper. 60 moines sont libérés de toute contamination.

110. Le petit récit de la pleine lune   (Cûlapunnamasutta°)

    Les impurs (asappurisa) et les purs (sappurisa)

douzième dizaine >