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douzième dizaine

dite section de la continuité

111. Le récit du un-par-un   (Anupadasutta°)

    Le Seigneur vante la grande sagacité de Sâriputta qui a atteint le Dénouement en "supravoyant" (vipassanâ) pendant un demi-mois les facteurs, un par un, du premier jhâna – prise ferme (vitakka), application soutenue (vicâra), ravissement (pîti), félicité (sukha), unité mentale (cittekaggatâ), contact (phassa), type de ressenti (vedanâ), perception (saññâ), intention coordinatrice (cetanâ), état d'être (citta), élan (chanda), détermination (adhimokkha), vigueur (viriya), vigilance (sati), regard neutre (upekkhâ), prise en considération (manasikâra) – ainsi que les facteurs des 3 autres jhânas et ceux des 4 infinis. Puis il a atteint l'arrêt des perceptions et du ressenti, et détruit les contaminations.

112. Le récit des six purifications   (Chabbisodhanasutta°)

    Comment les Accomplis parlent de ce qui est vu, entendu, senti ou connu, des 5 ensembles saisis, des 6 éléments (terre, eau, feu, vent, espace et conscience), des 6 domaines personnels et des 6 externes, des pensées "je" et "mien". Description de la voie qui mène à l'Accomplissement : ordination monastique, discipline, portes des sens bien gardées, vigilance et pleine conscience, jhânas, destruction des contaminations.

113. Le récit des purs   (Sappurisasutta°)

    Les impurs qui se sont faits moines se glorifient de leur famille, de leur notoriété, des dons qu'ils reçoivent, de leur érudition, de leur bonne conduite ou de leurs réalisations contemplatives, et méprisent ceux qui ne sont pas comme eux. Les purs, eux, ne s'en glorifient pas, ne méprisent pas les autres et s'appliquent à éliminer tout attachement, aversion et confusion, y compris dans les réalisations les plus élevées, et réussissent à supprimer toute contamination.

114. Le récit de ce qu'il faut et ne faut pas pratiquer   (Sevitabba-asevitabbasutta°)

    La mauvaise et la bonne conduite physique, verbale et mentale en détail. Il y a des choses physiques et mentales à utiliser, d'autres non.

115. Le récit des éléments multiples   (Bahudhâtusutta°)

    Craintes, peines et afflictions se voient chez le sot, non chez le sage. 18 éléments (Visud XV 17), 6 éléments (terre, eau, feu, vent, espace, conscience), 6 éléments (plaisir, douleur, satisfaction, mécontentement, neutralité, aveuglement), 6 éléments (désir, renoncement, haine, non-haine, cruauté, non-cruauté), 3 éléments (mondes du désir, du physique pur, non physique), 2 éléments (conditionné, inconditionné), les 6 domaines personnel-extérieur, la coproduction conditionnelle, le possible et l'impossible.

116. Le récit d'Isigili   (Isigilisutta°)

    Le mont Isigili porte ce nom – "avaleur des voyants" – parce que 500 paccekabuddhas y ont séjourné. Leurs noms.

117. Le récit du grand quarante   (Mahâcattârîsakasutta°)

    Le Seigneur enseigne la juste concentration des purs dont les 7 autres facteurs du chemin forment le contexte qui la conditionne : juste vision, juste dessein, juste parole, juste action, juste mode de subsistance, juste effort et juste vigilance. En premier vient la juste vision qui reconnaît ce qui est juste ou erroné, et qui est double : vision mondaine reconnaissant les bons effets des actes méritoires, et vision supramondaine ou sagacité accompagnant le chemin immaculé. L'effort pour chasser les visions erronées et acquérir la vision juste est l'effort juste. La vigilance associée est la vigilance juste.
    De même la vision juste reconnaît dessein juste et desseins erronés, parole juste et paroles erronées, etc. Elle est toujours double – mondaine et supramondaine – et s'accompagne d'effort juste et de vigilance juste.
    Le sekha (qui s'exerce) est doué des 8 facteurs, l'Accompli a en plus la juste connaissance et la juste délivrance, soit 10 facteurs. Avec 10 sortes de choses associées aux facteurs justes, 10 facteurs erronés et 10 sortes de choses associées aux facteurs erronés, on arrive au nombre de 40.

118. Le récit de la vigilance à l'inspir-expir   (Ânâpânasatisutta°)

    Les moines confirmés ont chacun la responsabilité d'instruire un groupe de moines fraîchement ordonnés. Ceux-ci progressent bien. Lors de la pleine lune de la fête de Komudî, le Seigneur fait l'éloge de cette assemblée exceptionnelle puis vante la vigilance à l'inspir-expir (texte aussi en Visud VIII 145), les relie aux 4 satipatthâna, lesquels débouchent sur les 7 facteurs de réalisation (sambojjhanga°) : la vigilance qui ne perd pas l'objet de la contemplation, grâce à la vigilance l'examen sagace de la chose observée, dans l'examen le renforcement de la vigueur, grâce à la vigueur le ravissement, avec le ravissement une profonde tranquillité du corps et de l'esprit, avec cette tranquillité agréable une concentration intense et, enfin, une contemplation neutre de l'état d'être concentré. Finalement ces 7 facteurs acquièrent la qualité due à l'isolement, au détachement, à la cessation, au lâcher prise.

119. Le récit de la vigilance au corps   (Kâyagatasatisutta°)

    Le Seigneur énonce les 4 premiers points de la vigilance à l'inspir-expir, puis l'attention aux 4 postures, aux activités du corps, à ses 32 constituants, à ses 4 éléments et aux phases de décomposition du cadavre. Toutes ces pratiques mènent à une concentration intense.
    Les 4 jhânas et comment le corps s'imprègne totalement, selon le niveau, d'un ravissement né de l'isolement, d'un ravissement né de la concentration, d'un bonheur sans ravissement ou d'un état d'être très pur.
    Mâra a prise sur toute personne qui ne pratique pas assidument la vigilance au corps mais non sur ceux qui la maîtrisent, 9 comparaisons.
    10 avantages de cette pratique : dominer le plaisir et le déplaisir, dominer ses peurs, supporter le froid, le chaud, la faim, la soif, etc., atteindre aisément les 4 jhânas, avoir des pouvoirs magiques, avoir l'oreille divine, connaître l'esprit d'autrui, se rappeler ses vies antérieures, connaître la mort et la renaissance, éliminer les contaminations.

120. Le récit de la naissance préparée   (Sankhâruppatisutta°)

    Un moine confiant, discipliné, érudit, détaché et sagace qui aspire à renaître dans une bonne existence y renaît. Enumération de bonnes existences humaines et divines jusqu'au domaine sans perception ni non-perception.
    Mais si ce moine souhaite éliminer toute contamination il ne renaît nulle part.

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